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Egypte : la fortune des Moubarak dépasserait les 40 milliards
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Egypte : la fortune des Moubarak dépasserait les 40 milliards
La fortune de la famille Moubarak se situerait entre 40 et  70 milliards de dollars à la suite de partenariats d''''affaires avec des entreprises étrangères, écrit le Figaro.fr, ce lundi, en reprenant une information du journal britannique The Guardian.
Alors qu''environ 40% de la population (80 millions d''habitants) vit avec moins de trois dollars par jour, le journal britannique The Guardian rapporte, dans son édition du  dimanche 6 février, que  selon des experts du Moyen-Orient, «  la fortune de la famille du président égyptien serait comprise entre 40 et 70 milliards de dollars, répartie comme tel : 15 milliards de dollars pour Hosni Moubarak, un milliard pour son épouse Suzanne, huit milliards pour son fils aîné, Alaa et 17 milliards pour son second fils Gamal ».
Selon le journal algérien Al Khabar, une bonne partie de la fortune des Moubarak serait déposée dans des banques ou investie dans de l''immobilier. La famille Moubarak possèderait ainsi, en dehors de l''Égypte, des propriétés aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France, en Suisse, en Allemagne, en Espagne et à Dubaï. Enfin, ses deux fils, Gamal et Alaa, ont créé et pris des participations dans de nombreuses sociétés en Europe et aux États-Unis. A en croire la chaîne de télévision australienne ABC News, le premier aurait commencé son business dans les années 80 en spéculant sur la dette de son pays sur le marché financier international. Avec les bénéfices réalisés, il acquérait des terrains militaires à des prix défiant toute concurrence qu''il revendait à des investisseurs. Le produit était directement versé dans des comptes en banques en Europe.
Selon Christopher Davidson, professeur de politique au Moyen-Orient à l''Université de Durham, Moubarak, son épouse et ses deux fils «ont été en mesure d''accumuler ces richesses dans le cadre d''un certain nombre de partenariats d''affaires avec des entreprises et des investisseurs étrangers, à l''époque où il était général dans l''armée et en position de bénéficier de la corruption dans les entreprises». Il ajoute : «Presque tous les projets ont besoin d''un parrain et Moubarak était bien placé pour profiter de toutes les offres proposées. Il y avait beaucoup de corruption dans ce régime et un étouffement des ressources publiques à des fins personnelles».
La plupart des Etats du Golfe exigent des entreprises étrangères de donner à un partenaire local 51% de parts dans de nouvelles start-up. «En Egypte, le chiffre est généralement plus proche de 20% mais cela permet toujours aux politiciens et à leurs proches alliés dans l''armée d''avoir accès à d''énormes profits sans mise de fonds initiale et avec peu de risques», poursuit le professeur de Princeton.
Ces pratiques seraient comparables à celles d''autres dirigeants régionaux, à en croire Amaney Jamal, professeur de sciences politiques à l''Université de Princeton. «C''est le modèle appliqué par d''autres dictateurs du Moyen-Orient afin que leur richesse ne soit pas saisie au cours d''un changement de pouvoir. Ces dirigeants prévoient ce cas», affirme-t-il.
(Source : Le Figaro.fr)
 
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