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Bayern Munich: Hitzfeld estime que Kovac mérite «des félicitations»

24 mai 2019, 12:45

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Bayern Munich: Hitzfeld estime que Kovac mérite «des félicitations»

Niko Kovac, le coach décrié du Bayern Munich, mérite «des félicitations» pour avoir géré une situation délicate l'année de son arrivée au club, estime l'ancien entraîneur Ottmar Hitzfeld, dans un entretien avec l'AFP.

Hitzfeld, 70 ans, double vainqueur de la Ligue des champions avec Dortmund (1997) puis avec Munich (2001), trouve cependant «légitime» la pression que les dirigeants du club maintiennent sur l'entraîneur, jusqu'à la veille de la finale de la Coupe d'Allemagne samedi contre Leipzig.

Que vous inspire le débat autour de Niko Kovac ?
«Je voudrais adresser des félicitations à Niko Kovac, pour avoir maîtrisé la situation comme il l'a fait. C'était un début difficile. Dortmund a pris neuf points d'avance (en décembre ndlr), il a conservé ses nerfs et a transmis à l'équipe la conviction qu'elle pouvait devenir championne d'Allemagne. C'était difficile pour lui, jeune entraîneur (47 ans, ndlr) de réussir la transition, de continuer à faire jouer Robben et Ribéry tout en donnant leur chance aux jeunes joueurs, Gnabry, Coman ou Goretzka et en leur permettant de s'établir. C'est pourquoi je ne comprends absolument pas toutes ces critiques et ces polémiques autour de Kovac».

Etes-vous surpris de l'attitude des dirigeants du Bayern, qui semblent douter de lui ?
«De loin, c'est toujours difficile à juger. On ne sait pas ce qui se dit en interne, et ce qui est dans la presse, je préfère ne pas me prononcer. Ca ne reflète pas toujours la réalité». 

Mais Rummenigge a refusé de lui garantir son job après la victoire 5-0 contre Dortmund !
«C'est légitime. C'est la philosophie du Bayern. Il l'a expliqué, ça concerne tout le monde, les employés, les joueurs, l'entraîneur comme les dirigeants. Au Bayern, tout le monde doit constamment faire ses preuves».

Vous sentez-vous solidaire de Kovac quand, en conférence de presse, il réclame plus d'empathie ?
«Je peux évidemment compatir, parce que je sais combien ce boulot est dur au Bayern, et je sais aussi que seuls les titres comptent. Et qu'au final, il faut se battre sur plusieurs fronts».

Entre Munich et Leipzig, qui est favori de la finale samedi ?
«Le Bayern est favori, c'est clair, ils sont champions d'Allemagne. Ca va très probablement être un match tendu et spectaculaire, parce que les deux équipes jouent très bien au football. Leipzig est devenu la troisième force du football en Allemagne, a fait une bonne saison, et va rester à ce niveau».

La jeune génération d'entraîneurs est-elle très différente de la vôtre ?
«Evidemment. Le travail a changé, il y a d'autres attentes, les joueurs sont différents. Les effectifs sont beaucoup plus larges mais les entraîneurs actuels ont aussi un staff plus étoffé. Avant il fallait tout faire soi-même, on avait un assistant, parfois un préparateur physique, un entraîneur des gardiens. Aujourd'hui il y a 7 ou 8 entraîneurs. Mais le job d'entraîneur va rester exigeant, l'entraîneur doit toujours faire preuve d'autorité, parce qu'il est le chef. En football, on ne peut pas trop diriger de manière collégiale, quatre ou cinq entraîneurs ne peuvent pas décider de qui joue. L'entraîneur principal garde le contrôle, il a le sceptre dans la main, et dans 10 ou 20 ans ce sera encore pareil».

 

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