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Quand Curepipe rappelle Guantanamo et Abou Ghraib
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Quand Curepipe rappelle Guantanamo et Abou Ghraib
Une photo, postée sur les réseaux sociaux par un avocat, montre un présumé voleur, nu et enchaîné, au poste de police de Curepipe. Cela soulève une vague d’indignation dans le pays. Des internautes ne cessent de décrier les méthodes condamnables des policiers «Shocking ! This is not Guantanamo Bay detention camp. Deplorable, sad and disgusting», écrit Debonomz. Ce sentiment est confirmé par Coulou Broket qui est d’avis que «li plis qui shocking... vraiment inconcevable. C’est impardonnable.» D’autres internautes trouvent que ces méthodes policières sont effrayantes. «Fer peur sa. Kapav ariv sa ar nimporte ki dimune», écrit Chota Raavan.
Des lecteurs de l’express.mu sont outrés. Tony Lingiah rappelle que «personne dans la force policière pas ena droit brutalise public.» Alors que Leo, souligne que «meme si sa suspect la ene voleur lapolice pena droit attache li sans so vetement lor ene chaise.»
Quand il y a des cas de brutalité policière, on porte l’affaire devant la Commission des Droits de l’Homme. Toutefois, cette instance ne semble pas avoir marqué les esprits par ses interventions. Hel poste un commentaire lapidaire : «Human Rights Commission à peine tende li. C’est ene nullité, ki pas faire narien.»
Pourtant, dans le passé, on a enregistré des cas similaires ou plus graves, peu importe qui dirige le pays. «Les excès et bavures policières étaient tout aussi flagrants sous le règne de Navin Ramgoolam», rappelle Manoj. Et Bhai Abou de souligner que «fauder pas blier case late Toofany !» Il évoque le décès d’Iqbal Toofany en cellule au poste de police de Rivière-Noire en 2015.
Quelques lecteurs tentent une explication au recours, par des policiers, à des méthodes répréhensibles. «Zot telman bacler l’enquete kan ti dimoune concerner ki zot agir barbare ziste pou fini», pense Ashok. D’autres trouvent qu’il faudrait plus de rigueur au moment du recrutement des policiers. Ramsamy n’est pas de cet avis, il déclare que «ce n’est pas au recrutement qu’il faut agir ; c’est comment on les guide, les forme, et quel pouvoir on leur donne qui importent».
La publication de la photo humiliante et déshumanisante sur les réseaux sociaux aura des conséquences. Elle fait oublier le bon travail effectué par des policiers. « The credit of the police in the case of Indian Oil has been jeopardized by this case », fait remarquer Morvan. En plus, la réputation du pays risque d’être ternie. «Grand la honte pou nou pays kan sa banne zimage la rentre dans social media», craint Hel. De son côté, Dandenong Dandy, met en garde contre le risque de désordre social. «Bane la pane gain lesson! Foder devirement dans pays kot ni la police ni SMF pu ressi retablir l’ordre. Sa ki zot pe roder ?» se demande-t-il.
Presque tous les commentateurs réclament des sanctions à l’encontre des auteurs de l’acte répréhensible perpétré au poste de police de Curepipe. « Bizin pran enne sanction contre sa banne la police la », écrit Jojo. Pour sa part, Mr Lee Pou est plus précis «Met tou staff dehors. Completely unfit for purpose!» Steeve R surenchérit « fout tous sa bane la police la dehors et poursuivre zot. » Cet avis est partagé par Rob Crever qui réclame que «the incompetent officer in charge of the station be charged with assault and his job in the police force terminated».
Ce regrettable épisode curepipien a sérieusement entamé la crédibilité de la force policière.. «Worst police force in the history of our island », décrète Calife. Et c’est le commentaire de Goonda qui donne la mesure de l’irrespect de l’opinion pour la l’institution. Cet internaute écrit «Faudrer enn dimunn hopeless meme sa, pu faire so zenfant vinne la police.»
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