Perceptions et réalités

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Il y a la perception et la réalité. Elles peuvent, parfois, se rejoindre mais, à la base, elles ne sont pas du tout la même chose. La première est fondée sur ce que l’on voit (souvent en surface, de manière superficielle), ce que l’on entend (souvent de la part de ceux qui crient dans chaque micro et devant chaque audience qui se présente) et ce que l’on croit savoir (via l’anecdotique, au hasard de nos rencontres et lectures). La réalité, elle, est considérée comme un critère de vérité (et l’on sait qu’il n’existe pas une, mais plusieurs vérités qui s’opposent). La réalité repose sur des faits concrets, peut-être pas exacts mais mesurables, tangibles et vérifiables ; c’est en somme l’adéquation de la pensée et des faits ou chiffres. Les chercheurs en sciences sociales font souvent ressortir que «la vérité est une approximation, par ‘rectifications’ successives, d’une réalité qui se construit progressivement». Il importe, donc, de cerner, dans notre quotidien, ces différences afin de ne pas s’emmêler les pinceaux… surtout quand on entend tant de propagande autour du projet de tram, qu’on voudrait étendre sur toute l’île, alors qu’on était résolument contre hier, au point d’écrire à Modi pour empêcher la mise sur les rails du quasiment même projet. Ou encore quand l’Attorney General veut, à l’approche des élections, reprendre le contrôle de St-Brandon, dans l’intéret de qui ? 

*** 

Alors les municipales ? Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu toujours rien venir, alors que les conseillers et les citadins sont démotivés, découragés, désespérés par le flou qu’entretient le chef du gouvernement. 

Quand l’on voit le fonctionnement anti-démocratique de nos partis politiques, et la mainmise du gouvernement central sur les collectivités locales, il faut se rendre à l’évidence : nous n’avons pas d’autre choix que de dépolitiser les municipalités afin de revaloriser le rôle du conseiller. Il faut se détourner de la politique politicienne et remettre le citadin au centre de la gestion de sa région. Cela ne devrait pas être un plébiscite contre un parti national ou pour une alliance au pouvoir, cela devrait être un «focus» sur le local, le régional, le quartier. Cette «dépolitisation» nécessaire pourrait alors entraîner la promotion de l’administration citadine. Il fut un temps où des maires étaient des administrateurs admirés par leurs mandants car ils faisaient la leçon à l’hôtel du gouvernement en lançant des initiatives reprises par la suite au niveau national. Mais c’était hier. Pas aujourd’hui…

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