Francophonie

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Dans l’indifférence des populations francophones, un sommet des chefs d’État de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s’est tenu, ce week-end, à Djerba en Tunisie.

Devenue invisible et inaudible depuis le départ du secrétaire général, l’ancien président sénégalais Abou Diouf, en 2014, l’OIF, qui avait exercé un «magistère d’influence», selon ses mots, est aujourd’hui, exsangue, privée d’ambition, de leadership et de moyens. Elle souffre, d’autre part, d’un dysfonctionnement interne, et, de l’autre, elle subit les effets des manoeuvres politico-diplomatiques de la France, son principal contributeur.

L’après-Diouf aurait dû avoir été le tournant souhaité par les pays membres. L’organisation se devait de redéfinir sa mission et ses objectifs. Il était évident que sa redynamisation devait passer par un recentrage de son action sur les problématiques de l’économie et du développement.

Pour des raisons inavouées et inavouables, l’ancien président français Hollande, en opposition avec son ministre des Affaires étrangères, et avec la complicité de béni-oui-oui africains, imposa une secrétaire générale inexpérimentée.

Pour des raisons avouées et ostensibles cette fois, son successeur, dans le seul intérêt politique de la France, a confié l’OIF à l’ancienne ministre des Affaires étrangères du Rwanda dans le souci d’apaiser Kagamé le pourfendeur véhément de la France des années de guerres génocidaires.

Tout cela n’a rien à voir avec une francophonie démocratique, pertinente, solidaire et multiculturaliste.

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