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Syrie : Combats à Alep, l''opposition veut des armes et une réunion de l''ONU
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Syrie : Combats à Alep, l''opposition veut des armes et une réunion de l''ONU
Des combats faisaient rage dimanche dans la grande ville syrienne d''''Alep au deuxième jour d''une offensive de l''armée contre les rebelles retranchés dans plusieurs quartiers, l''opposition réclamant des armes et une réunion de l''ONU pour empêcher des "massacres".
Les bombardements par hélicoptères et à l''artillerie lourde ont jeté dès samedi sur les routes des milliers d''habitants d''Alep, qui cherchent refuge dans les secteurs de la ville relativement épargnés par les combats ou dans les villages contrôlées par la rébellion. Le médiateur international pour la Syrie Kofi Annan s''est dit inquiet face à "la concentration de troupes et d''armes lourdes autour d''Alep", appelant les belligérants à travailler à une solution politique du conflit qui ensanglante le pays depuis 16 mois.
L’Iran, l’allié d’al-Assad
De plus en plus isolé sur la scène internationale, le président syrien Bachar al-Assad a dépêché Walid Mouallem, son ministre des Affaires étrangères à Téhéran, principal allié de Damas qui a averti cette semaine qu''il ne tolèrerait pas de "changement de régime" en Syrie.
Selon les militants, après une pause dans les combats samedi après-midi, les combats ont repris dimanche à Alep, deuxième ville du pays située à 355 km au nord de Damas, où les rebelles retranchés dans plusieurs quartiers résistaient toujours aux assauts de l''armée appuyée par des chars et des hélicoptères.
L''offensive vise à "libérer Alep des terroristes" et des "jihadistes" de différentes nationalités étrangères, a affirmé le journal officiel Al-Watan. "L''armée syrienne a commencé une opération très délicate à Alep pour éradiquer le terrorisme, faire régner l''autorité de la loi et libérer les Alépins des terroristes envoyés de différentes régions du monde pour faire tomber l''Etat, semer le chaos et tuer le plus possible de Syriens", selon lui. Le régime Assad ne reconnaît pas le mouvement de contestation lancé en mars 2011 et l''assimile à du "terrorisme". Le front d''Alep a été ouvert le 20 juillet et l''assaut a été donné après l''arrivée des renforts dans la ville.
Les Etats-Unis craignent un nouveau « massacre »
Plusieurs pays occidentaux et l''ONU avaient exprimé leur préoccupation face à la perspective de cet assaut, Washington craignant un nouveau "massacre" et le président français François Hollande souhaitant une intervention rapide du Conseil de sécurité de l''ONU, qui reste divisé sur la crise syrienne. Le président du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l''opposition, Abdel Basset Sayda, a demandé samedi soir aux pays "frères" et "amis" d''armer les membres de l''ASL qui combattent "avec de veilles armes". "Nous voulons des armes qui nous permettraient d''arrêter les chars et les avions de combat", a ajouté M. Sayda, affirmant que "le régime a planifié des grands massacres" à Alep. La rébellion a besoin de soutien pour opérer "un changement significatif" dans la révolte, selon lui.
Dans un communiqué dimanche, le CNS a réclamé une réunion "d''urgence" du Conseil de sécurité de l''ONU pour empêcher les massacres de civils que le régime s''apprête à commettre, selon lui, à Alep. Il appelle aussi "les pays amis" "à imposer une zone d''excursion aérienne et à instaurer des zones sécurisées pour quelque deux millions de déplacés".
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