Encre de tatouage: source de cancer ?

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Des colorants que l’on retrouve dans l’encre de tatouage ont été interdits en France parce qu’ils seraient cancérigènes.

Ils connaissent un regain de popularité. Les tatouages sont à la mode, certes, mais sont-ils vraiment sans danger ? C’est la question que l’on est amené à se poser après que la presse française a rapporté, il y a quelques jours, que le ministère de la Santé avait fait interdire 59 des 153 colorants utilisés dans l’encre, ceux-ci étant soupçonnés d’être cancérigènes.

Les colorants et autres pigments qu’utilisent les tatoueurs sont-ils contrôlés à Maurice ? La question est d’autant plus importante qu’une étude effectuée par l’Agence nationale de sécurité du médicament tire la sonnette d’alarme sur les colorants utilisés dans l’encre utilisée pour le tatouage. Le ministère français de la Santé a, il y a peu, fait interdire 59 des 153 colorants utilisés dans l’encre, ceux-ci étant soupçonnés d’être cancérigènes. La mesure sera en vigueur dès le 1er janvier.

Pour Ricardo Barbe de Rick- Tattoo Studio Club à Beau- Bassin, «n’importe qui peut passer une commande d’encre». Alors que les lois en Europe, elles, sont très strictes.  «Auparavant, ils utilisaient du métal. Aujourd’hui, il y a beaucoup de colorants naturels», précise-t-il. Cependant,aucun pigmentn’offre de véritable garantieà ce jour, même s’il est à base de plantes.

«Il faut savoir qu’il s’agit tout de même d’un corps étranger qui pénètre votre peau. À ma connaissance, le risque zéro n’existe pas», fait valoir RicardoBarbe. Et d’ajouter qu’ilutilise, lui, des encresqui correspondent auxnormes européennes.

Du côté de Buddha Tattoo Studio, Jerry Jawaheer,tatoueur professionnel depuis six ans, confie qu’il utilise des colorants«Nicky Sharp», fournis par un grand producteuranglais. «Ils font des tests avant de les vendre. C’est une marque connue des grands tatoueurs», soutient-il.Jerry Jawaheer assure égalementque, jusqu’ici, il n’ajamais eu de problème avecdes colorants importés deGrande-Bretagne.

Lindsay Prosper, qui exerce le métier de tatoueur professionnel depuis 35 ans déclare, qu’il «y a de nombreuses choses qui ne sont pas contrôlées. Des jeunes ouvrent des salons partout, sans se soucier des normes», souligne-t-il. Il précise en outre qu’il faut l’aval du ministère de la Santé chargé de délivrer le permis qui permet d’exercer le métier de tatoueur.

Il estime que les officiers devraient vérifier si «ces petits tatoueurs, qui ont de petits commerces, respectent les normes d’hygiène, par exemple». Selon Lindsay Prosper, les professionnels, eux, utilisent une encre fiable, en provenance des États-Unis ou d’Angleterre. Et celle-ci est conforme aux normes européennes, conclut-il.

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