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En Cour d’Assisses : Avinash Treebhoowon accuse une nouvelle fois la MCIT de brutalité policière

26 juin 2012, 20:00

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En Cour d’Assisses : Avinash Treebhoowon accuse une nouvelle fois la MCIT de brutalité policière

Avinash Treebhoowon, le principal suspect dans le procès en cour d’Assisses après le meurtre de l’Irlandaise Michaela Harte à l’hôtel Legends en janvier 2011 a réitéré ses allégations de brutalité  policière à l’encontre la MCIT, le mardi 26 juin 2012.

En cour d’Asisses, ce mardi 26 juin 2012, Avinash Treebhoowon  a accusé les officiers de la Major Crimes Investigation Team (MCIT) de l’avoir brutalisé des heures après son arrestation, soit le 11 janvier 2011. Poursuivi pour le meurtre de l’Irlandaise Michaela Harte, il  affirme avoir été arrêté, car il était la dernière personne qui était entré dans la chambre 1025 de l’hôtel Legends le jour du drame.

Selon l’accusé principal, l’officier Manoovaloo et Lebon, ainsi que le chef inspecteur Gérard, l’actuel numéro 2, ont commencé à le frapper durant le trajet entre l’hôtel Legends à Grand-Gaube jusqu''''au Casernes centrales où se trouvent les locaux de la MCIT. Il a été conduit une première fois au poste de police de Grand-Gaube, faute de place il a été dirigé vers la CID de Piton, où son interrogatoire avait débuté. Puis, selon ses dires,  les enquêteurs ont décidé finalement de le conduire dans le bureau de la MCIT pour les besoins d’enquête.

« Les trois officiers en question m’ont roué de coups tout en m’insultant. A hauteur de Pamplemousses, les trois hommes m’ont donné des coups de poing à la poitrine, au ventre. L’un d’eux m’a donné un violent coup dans mes parties génitales. Ils me disaient d’avouer mon crime. Plus les coups pleuvaient, plus je clamais mon innocence »,  a lâché Avinash Treebhoowon lors de sa déposition qui a débuté depuis ce mardi matin.

Avinash Treebhoowon poursuit son récit et avance qu’une fois dans les locaux de la MCIT, il a été à nouveau brutalisé. « Les officiers de la MCIT m’ont retiré les menottes en m’ordonnant de me déshabiller. J’étais obligé de me mettre complètement nu. Avant de me faire allonger sur une table et de frapper à nouveau. J’ai reçu des coups à l’aide d’un tuyau de PVC sur mes talons. J’étais en larmes tellement la douleur était insupportable. Puis un des enquêteurs m’a invité de me mettre debout. J’en étais incapable. Zot dire moi  sauté, mais mo fine refusé, mais zot fine continier menace moi. Zot dire moi sauter coumsa pas pou ena di sang caillé », poursuit l’accusé numéro un.

A ce moment du récit Avinash Treebhoowon s’arrête. Emu, il s’essuie les yeux remplis de larmes. Le juge demande alors l’ajournement  de la séance jusqu''à ce mercredi matin.

Interrogé plus tôt par son avocat Me Sanjeev Teeluckdharry, Avinash Treebhoowon devait dire que la victime Michaela Harte ne portait pas de jupe quand elle a été découverte morte dans la chambre 1025. Contrairement ce qui avait été dit par les témoins de la poursuite, dont l’inspecteur Ranjit Jokhoo. Ce dernier avait affirmé que la victime portait bien la jupe.

 

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