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Deux suspects entendus pour l’incendie criminel chez Harish Boodhoo
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Deux suspects entendus pour l’incendie criminel chez Harish Boodhoo
Deux gros bras proches du pouvoir ont été entendus dans la journée de mardi sur l’incendie provoqué chez l’ancien vice-Premier ministre, Harish Boodhoo. Ils ont été relâchés après avoir fourni un alibi.
L’enquête a démarré sur les chapeaux de roues. Deux hommes proches du pouvoir ont été entendus durant la journée de ce mardi 1er mars par la police relativement à l’incendie criminelle de deux véhicules se trouvant dans la cour familiale de l’ancien vice-Premier ministre, Harish Boodhoo.
Dans la nuit du lundi 28 février au mardi 1er mars, à Belle-Terre, la voiture privée du politicien, une Proton Saga, ainsi que le tout-terrain de son neveu, une GWM Steed, ont été complètement ravagés par le feu. L’intensité des flammes est telle que d’anciens meubles de son défunt journal, le « Sunday Vani », ont été endommagés, ainsi qu’un pan de sa maison.
C’est aux alentours de 3 heures du matin, explique Harish Boodhoo, qu’il a été réveillé par une proche à l’effet que sa voiture était en feu. Il n’a toutefois pu circonscrire l’incendie. Après que les pompiers aient été alertés, il a consigné une déposition au poste de police de Phoenix pour faire état de ses soupçons contre certaines personnes.
L’ancien homme fort du gouvernement MMM-PSM peut aussi compter sur les témoignages d’un voisin pour étayer ses doutes quant à la thèse de l’incendie criminelle. Ce dernier a révélé avoir entendu des personnes courir vers les champs de cannes bordant cette localité de Phoenix quelques minutes avant que les voitures ne partent en fumée. 
Dans la journée de mardi, la patronne du Forensic Science Laboratory (FSL), l’Anglaise Jane Helen MacLean, a fait le déplacement à Belle-Terre, aux cotés des experts, pour des prélèvements. La thèse de l’incendie criminelle étant confortée, deux des suspects ont été arrêtés puis libérés après avoir pu fourni leur alibi.
Dans l’après-midi de mardi, Harish Boodhoo a réclamé aux Casernes Centrales la présence d’une sentinelle devant son domicile. Selon lui, rien n’a été fait à 20 heures, les autorités étant en train de « le jeter en pâture » à ces hommes dangereux.
Harish Boodhoo n’en démord pas, ce sont des personnes qui n’ont pas cessé de le menacer depuis bientôt deux semaines, qui sont derrière cet acte criminel. Il fait référence aux menaces reçues depuis qu’il a mis à l’index des organisations sur sa page Facebook et dénoncé des scandales, tel l’achat de la Clinique MedPoint par l’Etat.
En clair, il vise la Voice of Hindu (VOH), un mouvement sectaire qui ne roule exclusivement que pour les locataires de l’hôtel du gouvernement, ainsi que des gros bras à la solde du pouvoir. Un des « tapeurs » qu’il a nommés a été l’un de ceux interrogés dans la journée de mardi.
 «Il est clair que l’on exerce des pressions sur moi pour m’empêcher de dire la vérité. Cela ne diminuera en rien ma volonté. Ceux qui se sentent visés par la campagne que je mène depuis quelques semaines, devraient savoir que personne ne m’empêchera de dire la vérité», a confié, ce matin, Harish Boodhoo à lexpress.mu.
L’enquête est menée sous la direction de l’assistant commissaire de police (ACP) Mukhtar Din Taujoo, le « commanding officer » de la Central Division. A ce stade, les principaux animateurs de la VOH n’ont pas été inquiétés.
 
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