Santé: lancement d’un plan stratégique pour l’amélioration du secteur d’ici 2026

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Le ministre de la Santé Kailesh Jugutpal (3e à g.) entouré de cadres de son ministère et de représentants de l’ONU, lors du lancement du CCS.

Le ministre de la Santé Kailesh Jugutpal (3e à g.) entouré de cadres de son ministère et de représentants de l’ONU, lors du lancement du CCS.

Si la pandémie de Covid-19 nous a appris une chose, c’est que tous les maillons de la sphère de santé publique doivent être en synchronisation totale pour mieux anticiper. Ainsi, cette semaine-ci, le «Country Corporate Strategy» été lancé par le ministère de la Santé et l’OMS pour atteindre les «health-related sustainable goals» à l’horizon 2026.

Le Country Corporate Strategy (CCS) 2023-2026 a été lancé cette semaine. Il détaille la collaboration entre le ministère de la Santé et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) afin de réaliser les health-related sustainable development goals prévus par le Health Sector Strategic Plan 2020-2024. 

Le document rendu public à cette occasion met en avant les quatre axes majeurs de ce plan. «Cela nous permettra d’évaluer les réalisations, car si le ministère met en place ses plans et fait la surveillance lui-même, cela ne marchera pas. D’où l’importance de la collaboration», a expliqué le ministre. 

De plus, Maurice aura droit à des aides financières. Ainsi, pour l’année 2022-2023, la somme de Rs 98 millions a été déboursée par l’OMS comme aide au pays. Quant au financement du CCS 2023-2026, il coûtera au total Rs 908 millions.

Refonte du plan de réponse aux urgences sanitaires 
En quoi consistera le plan ? Le Dr Anne Marie Ancia, représentante de l’OMS à Maurice, revient sur les quatre axes. Tout d’abord, il y a l’accès aux soins pour tous. «Il faut travailler afin que toute la population ait accès aux services essentiels. Il fait aussi que l’accès soit à tous les niveaux, géographiquement aussi bien que socioculturellement», dit-elle. À Maurice, rappelle la médecin, l’accès à la santé est gratuit, mais il y a quand même de la place pour une amélioration générale. Puis, il y a la préparation pour faire face aux urgences sanitaires. Le coronavirus et ses variants sévissent toujours, et le monde n’est pas à l’abri de nouvelles maladies qui émergeront. «Il faut donc mettre en place un système de partage d’informations, renforcer les laboratoires et améliorer la surveillance aux points d’entrée du pays.» 

Dr Ancia avance également : «D’ailleurs, en décembre 2022, nous avons revu le plan d’action national pour la préparation et la réponse aux urgences de santé publique. Ces urgences incluent les risques liés au changement climatique ; ce phénomène aura un impact sur les infrastructures-mêmes de santé, sur les pathologies qui seront transmises et créera des traumatismes.» Le CCS vise aussi à améliorer la détection précoce des dangers sanitaires, un système robuste qui permettra de remonter à la source de l’infection et une réponse rapide des équipes. Il prend aussi en considération des pathologies nouvelles qui nécessiteront de nouveaux traitements.

L’importance des énergies renouvelables 
Le troisième axe du plan s’articule autour de l’entraide des instances locales pour améliorer la santé publique. La première cause de mortalité à Maurice est les maladies non-transmissibles, rappelle la représentante de l’OMS. «Le ministère de la Santé doit s’assurer du bon diagnostic fait suffisamment tôt pour éviter les complications qui peuvent être débilitantes», avance Dr Ancia. Il faut également travailler sur tous les facteurs de risques, mais ils ne sont pas tous du ressort de ce ministère. «Il faut des lois pour, par exemple, interdire l’importation d’aliments trop salés ou trop gras. Ou encore, travailler directement avec la population sur la prévention.» L’autre exemple qu’elle cite est le sport. Il faudra s’assurer que le public ait accès aux infrastructures nécessaires. «Le but est d’aider le gouvernement à rassembler les partenaires.» 

Le dernier legs de ce plan concerne l’innovation, et le projet phare ici est le e-health. Le travail a déjà commencé avec les autres agences de l’Organisation des nations unies. À terme, le but est de se munir d’une plateforme pour avoir à disposition toutes les données sanitaires en temps réel. De cette manière, il sera possible et de voir l’évolution de la situation et déterminer si les programmes mis en place sont efficaces ou pas. «Cela inclut aussi l’utilisation des énergies renouvelables dans le secteur de la santé. On voit de plus en plus de problèmes comme la hausse du prix des carburants et le manque d’eau. Il faut que la santé soit moins dépendante des énergies non-renouvelables.» Ce plan comprend aussi tout le volet de la recherche.

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