Trou-aux-Biches: elle aurait tué le sexagénaire pour de l’argent

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Sarika Hussain, une habitante de The Vale, et son acolyte, un certain David, ont été arrêtés par les hommes de l’ASP Ghoorah de la Major Crime Investigation Team (MCIT) du sud, hier jeudi 19 janvier. Ils seraient impliqués dans le meurtre présumé de Guruduth Koonja, un habitant de Flacq de 64 ans. Son corps en état de décomposition avait été retrouvé sous la véranda d’une maison à Trou-aux-Biches. Interrogée, la quadragénaire est passée aux aveux. Elle a avancé qu’une dispute a éclaté entre les trois et qu’ils l’ont tué pour lui voler sa carte bancaire et dévaliser son compte. Ils sont en détention et comparaîtront au tribunal de Mapou, ce matin, sous une charge provisoire de meurtre. 

C’est un proche du propriétaire des lieux qui avait fait la découverte macabre, le 1er mai 2021. Le propriétaire étant à l’étranger, le proche s’y rendait de temps en temps pour des constats et c’est ainsi qu’il est tombé sur le cadavre en décomposition sur un drap avec quelques effets personnels. L’autopsie n’arrivait pas à expliquer la cause exacte du décès, vu la décomposition avancée. 

Toutefois, les enquêteurs devaient réaliser qu’après son décès le compte en banque de l’homme était resté actif. Cela devait permettre aux hommes du Sergent Forod de mettre la main sur la suspecte à la fin de mai 2021. L’habitante de The Vale, connue des services de la police, avait nié cependant son implication dans ce décès lors de son interrogatoire par la CID de Trou-aux-Biches et expliqué que la carte lui avait été remise par la victime qui l’avait autorisée à entrer. L’affaire avait alors été référée à la MCIT. 

La police soupçonnait que Guruduth Koonja avait sollicité la femme pour des relations sexuelles. L’habitante de The Vale a avoué dans son précédent interrogatoire, qu’avec son époux, ils ont effectué des retraits de quelque Rs 10 000 par jour depuis la mort de son client, soit Rs 300 000. Elle a profité de l’argent pour vivre plus aisément. Interrogée sur la mort du sexagénaire, elle avait souhaité garder le silence et demandé les services d’un homme de loi. Ce n’est pas la première fois que Sarika Hussain est inquiétée par la police. En juillet 2019, la trentenaire se trouvait avec un policier de 36 ans, dans un pensionnat à Trou-aux-Biches, quand ce dernier a fait une overdose. Interrogée, elle avait soutenu que le policier s’était drogué, la nuit précédant sa mort. Constatant que le trentenaire ne respirait plus, elle avait alerté le gérant. L’autopsie avait conclu à un oedème pulmonaire causé par une overdose.

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