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Affaire Sunkai: le couple Ramloll fixé sur son sort le 26 janvier

17 janvier 2023, 13:00

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Affaire Sunkai: le couple Ramloll fixé sur son sort le 26 janvier

Le jugement dans l’affaire d’escroquerie de la compagnie Sunkai attendu depuis juillet 2022 sera finalement rendu le 26 janvier. C’est après dix ans que Bhimla Ramloll, directrice de la compagnie Sunkai, et son époux, Mohit Ramloll, prendront connaissance du verdict de la division financière de la Cour suprême. Le couple Ramloll est accusé d’escroquerie de Rs 753 millions et de blanchiment d’argent.

Les faits remontent à septembre 2012 et mars 2013. Il est reproché à Bhimla Ramloll d’avoir incité le public à investir dans cette compagnie, en promettant de gros retours sur investissement. Or, l’argent n’aurait jamais été investi. La femme de 44 ans fait aussi face à une accusation de blanchiment d’argent. Avec son époux, Mohit Ramloll, ils ont fait l’acquisition, en janvier 2013, d’un terrain de 365,12 mètres carrés, pour un montant de Rs 2,6 millions. Cette somme aurait été obtenue frauduleusement, soupçonne-t-on, à travers le plan d’investissement de la compagnie Sunkai. Ils sont poursuivis en vertu de l’article 3 (1) de la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act.

Dans un autre jugement, la section civile de la cour intermédiaire avait ordonné à Bhimla Ramloll de rembourser 37 victimes de son système de Ponzi. Au total, 144 ex-clients, dont certains avaient investi des sommes de plus de Rs 300 000, avaient porté plainte devant la cour civile pour réclamer le remboursement de leur argent. Dans leur plainte, les clients expliquent qu’ils avaient investi de l’argent dans l’espoir de faire fructifier leur investissement. Mais ils devaient par la suite comprendre qu’ils s’étaient fait berner par la directrice de Sunkai. Ils expliquent qu’au début, ils ne s’étaient doutés «de rien du tout» car Bhimla Ramloll leur avait présenté ce projet d’investissement de façon «très professionnelle», d’autant que leur contrat portait le sceau d’un avoué. C’est lorsque l’affaire a éclaté, en 2012, que les victimes ont pris connaissance des faits.

Poursuivie par l’ICAC pour trafic de trafic d’influence dans l’allocation d’étals au marché de Quatre-Bornes en 2007, l’ex-conseillère municipale Bhimla Ramloll avait été jugée coupable par la magistrate d’alors, Renuka Dabee, siégeant en cour intermédiaire, et condamnée, le 30 juillet 2014, à six mois de prison. La cour avait trouvé que la poursuite «has proven its case beyond reasonable doubt» et que Bhimla Ramloll avait encaissé de l’argent pour son intérêt personnel. Rappelons que Bhimla Ramloll et Viraj Poorun avaient été arrêtés alors qu’ils se trouvaient en voiture à Flic-en-Flac en 2007.