Kadambini Acharya: l’Indira Gandhi Centre en bonne posture

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Nouvelle directrice en poste à l’Indira Gandhi Centre for Indian Culture, Kadambini Acharya est une universitaire diplômée en yoga et sciences de la santé.

Son mantra : avoir un impact positif. «Quand je pense à tout ce que propose le centre, la priorité, c’est ce que l’on peut faire pour améliorer la santé. Qu’il s’agisse de danse, de musique ou de yoga. En tant que chercheuse, ma préoccupation est de m’assurer que l’impact soit bon pour la société mauricienne et pour l’environnement.» C’est ainsi que Kadambini Acharya défini sa mission. Elle est la nouvelle directrice de l’Indira Gandhi Centre for Indian Culture.

Officiellement en poste depuis le 12 décembre dernier, la nouvelle directrice succède au dynamique Balwant Thakur. En sus de sa carrière d’administratrice, Kadambini Acharya a un bagage yogique. Universitaire, elle a été Assistant Professor à la Swami Vivekananda Yoga Anunsandhana Samsthana (S-VYASA), à Bangalore, la «seule université à proposer les cours en yoga et sciences de la santé en Inde», affirme-t-elle.

La directrice précise: «Je ne suis pas venue ici pour faire quelque chose pour moi. Si au bout de deux ou trois ans, les Mauriciens trouvent que l’IGCIC a eu des effets positifs sur la société alors j’aurais réussi ma mission. Mon motto : it should reach all people»

Avant d’être en poste à Phoenix, Kadambini Acharya n’avait encore jamais visité notre île. Parmi ses premières impressions: la «majorité des Mauriciens sont religieux. They are doing hawans and poojas. Il y a eu des prières pour que tombe la pluie. C’est aussi cela avoir un effet collectif positif sur l’environnement».

La scientifique en elle reprend le dessus. «La mission du centre est aussi d’encourager la recherche dans tous les domaines.» Dans son CV, sa manière de donner des cours de yoga est décrite comme «pleine d’enthousiasme». Modeste, elle tempère : «Tout dépend des gens qui reçoivent ce savoir. Je ne suis pas spéciale, ni unique. Il y a beaucoup de gens dans ce domaine.» Celui qu’elle admire, son guruji c’est Acharya Nagendra, le chancelier de la S-VYASA University. Il en est également le fondateur, il y a de cela une vingtaine d’années. «Il a fait la transition d’une formation scientifique vers une filière spirituelle», explique Kadambini Acharya.

Docteur en ingénierie mécanique diplômé de l’Indian Institute of Science (IISc) de Bangalore, H.R Nagendra a travaillé comme Post Doctoral Research Associate au Marshall Space Flight Centre de la NASA, aux États-Unis à partir de 1971. Il rentre en Inde en 1975, s’intéresse aux enseignements du swami Vivekananda et ouvre un institut de recherches qui devient une université du yoga. «J’ai eu la chance d’être l’une de ses étudiantes, l’une de ses disciples», confie la nouvelle directrice.

De quand date la passion de Kadambini Acharya pour le yoga ? «Je viens d’un petit village de l’État d’Orissa, qui s’appelle Baniagan. Durant mon enfance, le yoga y était inexistant. À l’époque, très peu de gens l’étudiaient. En général c’était ceux qui ne voulaient pas suivre ni la filière médicale ni celle de l’ingénierie», se souvient-elle.

C’est après son mariage qu’elle intègre la S-VYASA University. «Mon époux y travaillait déjà depuis sept-huit ans.» Avant cela, elle avait étudié la trilogie physiquechimie-mathématiques. «Quand j’étais enfant, il fallait faire ce que disaient les parents. Mon père, qui était instituteur nous répétait qu’il fallait étudier pour devenir soit docteur ou ingénieur.» Elle nous confie : «I tried for doctor two, three times». Mais ce n’était pas sa vocation. Installée à Bangalore, elle y suivit les cours de yoga progressant du diploma jusqu’au doctorat.

Sa thèse, elle l’a soutenue en 2020. Son sujet de recherche : les effets des mantras sur les fonctions cognitives chez l’adulte. «La pratique des mantras à haute voix a plus d’effet sur le cerveau, les fonctions sensorielles sont davantage sollicitées. Si vous pratiquez depuis longtemps, les mantras répétés mentalement ont aussi des effets sur le cerveau», résume-t-elle.

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