Lutchman Ramassy: un passionné d’agriculture et de pétanque

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Il s’est essayé à l’hôtellerie mais au plus profond de lui, il savait qu’il était destiné à un autre métier. Un métier où ses mains pouvaient faire pousser les produits de la terre. Aujourd’hui, Lutchman Ramassy a su la dompter pour qu’elle lui offre les meilleurs de ses légumes. Même la sécheresse n’arrive pas à venir à bout de sa détermination et de sa passion.

À Dubreuil, il est considéré comme un «acteur». C’est même par ce sobriquet que ses proches et amis l’interpellent. Ce surnom, il le doit aux diverses cordes qu’il a à son arc. «Après un stage à l’école hôtelière, j’ai fait mes débuts comme animateur dans un grand hôtel de Belle-Mare.» De fil en aiguille, il poursuit ses études et devient, à force de persévérance, assistant-manager dans un autre grand hôtel d’Albion. Mais qui dit grand poste dit aussi grande responsabilité. «Je me suis retrouvé à avoir moins de temps pour moi, et aussi faire le trajet Dubreuil – Albion au quotidien n’était pas facile. Après mûre réflexion, j’ai décidé de me lancer dans la culture de légumes, d’autant plus que mes parents sont propriétaires de plusieurs arpents de terrain.»

Il se lance dans des études au Food and Agricultural Research and Extension Institute (FAREI). «J’ai même été parmi les étudiants les plus brillants des cours. Aujourd’hui, je suis à la tête de 18 arpents de terres cultivables. Huit arpents m’appartiennent, quant aux dix autres, je les sousloue à d’autres propriétaires. Ce qui le passionne dans ce métier c’est que premièrement, il est son propre patron, et puis il veut travailler pour empêcher le pays de tomber dans ce qu’on appelle la crise alimentaire. «C’est à nous les jeunes de travailler la terre pour que cela n’arrive pas. Mais il semble que le travail manuel soit très mal perçu à Maurice. Tous veulent travailler dans les bureaux où il y a la climatisation.»

«Il ne faut pas penser uniquement à la pioche que l’on va soulever dans le champ.»

Ce que les jeunes ne réalisent pas, affirme Lutchman Ramassy, c’est que l’agriculture est un métier d’avenir. «Il ne faut pas penser uniquement à la pioche que l’on va soulever dans le champ. Il y a des machines pour le faire. Il faut voir plus loin. Le tout, c’est d’avoir la tête sur les épaules.» La sécheresse qui sévit, certes, perturbe les plantations mais pas autant qu’il n’y paraît. «Les études que nous faisons au FAREI ont une dimension qui dépasse la simple culture de légumes. On nous apprend à cultiver malgré le manque d’eau. Nous savons quelles semences mettre en terre car il leur faut peu d’eau pour croître.»

Hormis son travail au quotidien, Lutchman Ramassy voue également une passion pour la pétanque. «Dubreuil est l’unique village qui a un boulodrome couvert.» Il compte divers titres à son palmarès. «En 2013, je suis même devenu champion de Maurice junior. Je devais aller représenter le pays à l’étranger mais faute de moyens, je n’ai pu le faire.» Il est aussi fier d’avoir entraîné des jeunes lors de la compétition de la Commission de la jeunesse et des sports de l’océan Indien, à Maurice début décembre, des jeunes qui ont décroché des médailles d’or. «Notre académie marche bien. Les jeunes sont très motivés et aiment ce sport.» Il espère que son club, le Lightning Sports Club of Dubreuil, continuera à former et à produire de jeunes espoirs de la pétanque.

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