Mondial 2022 - Surprises et chocs: Des mordus du foot commentent

Avec le soutien de
Megane Fabre, Kerven Calou et Ameeksha Dilchand.

  Megane Fabre, Kerven Calou et Ameeksha Dilchand.  

La Coupe du monde a été rythmée tantôt par des victoires surprises, tantôt par la montée des équipes africaines et asiatiques ou encore, la défaite de favoris. Alors que beaucoup de plaignent que «resi inn kase depi komansman mem», d’autres suivent avec passion cette évolution inattendue des équipes. Tout a commencé lorsque l’Arabie saoudite a mis fin à la série de victoires historiques de l’Argentine. La victoire du Japon sur l’Allemagne a suivi de près. Peu après, l’Iran a marqué deux buts contre le Pays de Galles. Puis, la Corée du Sud est sortie vainqueur du match contre le Portugal ou encore le Cameroun a battu le Brésil. Sans oublier les victoires successives du Maroc contre la Belgique, le Canada et l’Espagne pour se retrouver en quarts de finale. Comment les fans de foot gèrent-ils l’adrénaline de ce Mondial 2022 ?

Demi-surprises

«Si je devais parler de grosse surprise, je dirais que c’est la victoire du Maroc sur l’Espagne et sa présence en quarts de finale», avance Megane Fabre, responsable de ressources humaines et passionnée de foot. Cependant, la supportrice du Brésil rajoute que quand elle analyse le jeu de l’équipe espagnole depuis le début du tournoi, tout laissait présager cette élimination. Ce qui manquait à leur jeu ? «Bann zwer ki konn zwe», répond-elle en riant. Plus sérieusement? «Entre 2014 et maintenant, l’équipe s’est affaiblie. Il n’y a pas les pointures comme De Gea, Pique, Iniesta ou encore, Ramos.» Et le Maroc dans tout ça ? Megane Fabre estime que même si la victoire était méritée, la stratégie contre l’Espagne n’était pas au point. Elle estime qu’il n’y avait pas d’attaques et uniquement des contre-attaques. «Même là, il n’y a pas eu de finition des manœuvres car la victoire a été arrachée aux tirs au but.»

Cependant, cette l’analyse ne fait pas l’unanimité. Kerven Calou, supporteur de l’Angleterre, pense fermement que le parcours du Maroc n’est pas une surprise. Il dit avoir noté, depuis le début, le travail d’équipe qui a permis aux joueurs d’arriver en quarts de finale. Quant à Ameeksha Dilchand, autre fan de foot et chroniqueuse de la Coupe du monde, elle explique le parcours du Maroc en partie par le timing. «C’est la première fois que la Coupe du monde a lieu en plein milieu de la ligue. Les joueurs qui y participent sont fatigués, alors que les joueurs du Maroc n’étaient pas dans la même situation», avance-t-elle. «Depuis le début, le Maroc était une équipe remplie de confiance, et cela a payé. Ils méritent leur place en quarts de finale.»

Mais avant le match du Maroc contre l’Espagne, la défaite de l’Albicéleste contre l’Arabie saoudite avait marqué les esprits. «Surtout que l’équipe d’Argentine compte dans ses rangs des pointures comme Di Maria, Dibala, Alvarez et le septuple ballon d’or Lionel Messi. Ce qui leur a fait défaut, je pense, c’est le manque de jeu collectif», soutient Megane Fabre. Encore une fois, même cette percée a une explication. «N’oublions pas le travail qu’Hervé Renard a fait avec l’équipe de la Zambie et de la Côte d’Ivoire. L’Arabie saoudite a été qualifié après 20 ans . Ce n’est pas un hasard», dit Kerven Calou. «Quant à l’Iran, son entraîneur actuel était l’assistant de Sir Alex Ferguson. Ce qui explique le niveau actuel.»

Et pour la suite…

Mais il n’y a pas que le Maroc qui a fait un tel parcours. Depuis le début du Mondial 2022, d’autres équipes ont créé la surprise. «Déjà, je ne pense pas qu’il y ait de petites équipes. Il y a beaucoup de joueurs de ces équipes que les gens qualifient de petites, qui évoluent dans les grands championnats tels l’EPL, La Liga ou La Bundesliga. Et, vu qu’à Maurice nous suivons essentiellement le championnat anglais, nous ne sommes pas forcément conscients de l’évolution des joueurs dans d’autres championnats», dit Megane, précisant que de nos jours le football a pris beaucoup plus d’ampleur à travers le monde et les différents pays mettent plus de moyens pour mettre toutes les chances de leur côté.

De plus, elle rappelle que le continent africain a toujours plus ou moins brillé pendant la Coupe du monde, à l’instar du Cameroun et du Sénégal qui ont atteint les quarts de finale au Mondial de 1990 et de 2002 respectivement. «Et on n’oublie pas le Ghana, grand malchanceux aux tirs aux buts en 2010.» Kerven Calou revient sur le timing. «C’est le moment où il y a le plus de joueurs blessés. Pogba, Benzema et Kouyaté, entre autres, en sont des exemples», dit-il. Ce qui fait que les équipes, dépourvues de leurs joueurs fétiches, fonctionnent différemment. D’ailleurs, Ameeksha Dilchand estime que jusqu’à présent, la France n’a fait face qu’à de «petites équipes», d’où la performance sans ses stars.

Faudra-t-il s’attendre à d’autres surprises d’ici la fin de la Coupe du Monde ? «La phase de poules est terminée, nous avons pu juger des forces et faiblesses de chaque équipe. Désormais, en quarts, je ne pense pas qu’il y aura de grosses surprises», estime Megane Fabre. Cette fois-ci, son point de vue est partagé par Kerven Calou. «Il y a le Maroc, et ce que nous qualifions généralement de grandes équipes. Elle n’ira pas plus loin, mais c’est déjà un exploit», avancent les deux. «Il n’y aura pas de surprises, mais des chocs plutôt. Parce que désormais, il y aura le départ des ‘grands’», précise Ameeksha Dilchand. Mais attention, préviennent les trois fans. Le football n’est pas une science, et tout est imprévisible.

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