Mathieu Rivolier: désirs de cinéma à l’ombre du Tambalacoque

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Deux d’un coup. À 18 heures aujourd’hui, deux courts métrages multi-récompensés de Mathieu Rivolier (photo) sont à l’affiche, au Centre Culturel d’Expression Française à Curepipe. Comédien, directeur artistique, réalisateur et slameur, le Français présente For One en noir et blanc (durée 8 minutes), auréolé de 24 prix. Suivi de Désir pastel (durée 14 minutes) qui a reçu 48 prix. Et dire que le réalisateur affirme qu’il s’agit de films «compliqués». «Dans un film, on met beaucoup de soi. On n’est pas forcé de comprendre tout ce que font les individus».

Mathieu Rivolier planche maintenant sur l’écriture d’un long métrage intitulé Tambalacoque. «J’en ai photographié un à Pamplemousses, il y a quelques années. Il était tout petit. Un jour, quelqu’un m’a envoyé un mot en me disant qu’il est mort. J’étais triste. J’en cherche un autre.» C’est le côté «magique» de l’arbre qui l’a attiré. La légende selon laquelle la graine de tambalacoque doit être digérée par le dodo pour pousser. Mais le pitch n’a rien à voir. «C’est l’histoire d’une jeune femme qui revient dans son île, sur la trace de ses ancêtres. Il y a une énorme tension dès le début. Elle monte sur un bateau et les autres passagers la jettent à l’eau. Le film commence quand un pêcheur voit soudain une main, une deuxième main, puis un visage, sortir de l’eau alors que tout autour il n’y a rien. Il lui porte secours, elle lui demande de l’aider».

Ce personnage féminin est «une sorte de Robin des bois.» Elle n’utilise pas d’armes pour voler les gens mais des animaux venimeux, comme des serpents et des araignées. «Si quelqu’un vous présente une migale ou un cobra, ça peut vous faire le même effet que d’avoir un pistolet sous le nez», raconte Mathieu Rivolier. L’histoire prend une autre tournure quand il y a une enquête. «Elle a toujours un coup d’avance sur la police». Entre scènes sous-marines et prises de vues aériennes (Mathieu Rivolier vient de passer un diplôme de télépilote de drone), il souhaite surtout faire, «un beau film d’aventures».

Ses aventures à Maurice durent depuis bientôt 10 ans. Venu en vacances en 2013, il est retourné tous les ans, jusqu’à la pandémie. «Je descends toujours dans le même hôtel très calme, pas du tout tape à l’œil», confie-t-il. «En pensant à mon film, j’ai lu Les souliers de la liberté d’Alain Romaine. J’ai vu autant que possible des films mauriciens.» Il tisse des liens avec les milieux artistiques. Va voir les Komiko quand ils jouent à Paris. A été inspiré par la maison Eureka lors d’une visite, «parce que c’est la maison de Le Clézio».

Aucune date de tournage ne peut être avancée pour le moment tant qu’il ne trouve pas de producteur et de budget. Ce que Mathieu Rivolier cherche activement.

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