Shenaz Patel raconte l’enfance de son art

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En équilibre sur le fil de la vie, de la création littéraire, des rencontres avec l’humain. C’est tout cela et bien plus encore que Shenaz Patel confie dans Funambuler : Quel est ce mystère d’écrire ? paru aux Éditions Project’îles. Comment une enfant, qui éprouve d’abord du «ressentiment» pour l’objet-livre, devient une lectrice précoce, puis une auteure… place à l’histoire.

«J’ai failli m’appeler Schéhérazade. Non, ce n’est pas un conte à dormir debout. Les yeux d’enfant disent combien le premier sortilège des histoires est de nous mettre en éveil.» Devenir soi-même personnage. En équilibre sur la mémoire et ses sélections, les souvenirs et leurs associations d’images qui échappe n t à tout contrôle.

Shenaz Patel a accepté l’invitation des Éditions Project’îles. Celle de répondre, dans Funambuler, à une série de questions : «Quel est ce mystère d’écrire ? Qu’est-ce qui amène à l’écriture ? Quelle phrase, quel texte peut marquer une auteure à ses débuts et pourquoi ? Quand est-ce qu’écrire devient une évidence ? Quelles influences ? Qui sont les auteures ou les textes qui ne quittent plus l’écrivaine ?»

Pour Shenaz Patel, cet exercice était «particulier parce que quand on écrit, on ne parle pas de soi à la première personne». Elle qui a dû sur monter une «for me d’impudeur» pour donner à lire ce qu’elle écrivait. En commençant à écrire très jeune mais a publié «assez tardivement vers la trentaine». L’auteur confie aussi : «J’ai beaucoup de mal à voir ma tête sur cette couverture.» Cela lui donne l’impression de «faire mon Amélie Nothomb».

Dans la Traverse 2 – c’est comme cela que Funambuler est découpé – on suit Shenaz Patel enfant. «Au lendemain de l’indépendance de 1968.» On la voit attendre «que chacun soit occupé à autre chose», pour ouvrir les boîtes de vieux livres ramenées par son père de ventes à l’encan.

Les réponses aux questions de Funambuler tintent comme un trousseau de clés que l’on égrène. «La curiosité a une vivacité de libellule». Plus loin : «les livres ont aussi eu au départ l’attrait délicieux de l’interdit. Ce qui n’aurait sans doute pas dû être, vu que mes parents nous encourageaient à lire ».Ou encore : «Je n’en peux plus de devoir solliciter l’un ou l’autre pour me lire une histoire, et de devoir attendre leur bon vouloir.»

Jusqu’à la clé maîtresse : l’épisode de la petite fille qui a appris à lire avant les autres. Que des enseignants montrent en exemple aux autres enfants. Jusqu’à ce qu’elle bute sur un mot. «Je n’ai eu de cesse, à partir de là, de lire toujours plus, pour savoir toujours plus de mots».

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