Prêts de la DBM: des petits planteurs s’interrogent sur le remboursement

Avec le soutien de

Une décision a été prise par le ministère de l’Agro-industrie pour permettre à de petits planteurs de canne à sucre d’obtenir des prêts allant jusqu’à Rs 60 000 par arpent auprès de la Development Bank of Mauritius (DBM). Toutefois, les petits planteurs sont dans le flou quant aux modalités de remboursement. Ils se demandent si ce sont eux qui doivent rembourser ces prêts, ou la Mauritius Cane Industry Authority (MCIA). 

Kailash Ramdhary, du mouvement des petits planteurs, souligne que, depuis 2008, les membres de ce mouvement ont eu droit à une subvention de Rs 35 000 par arpent et que cette somme est passée à Rs 50 000 sous le Replantation Scheme. «Or maintenant, on nous demande d’aller emprunter ? Est-ce que c’est nous qui devons rembourser ces prêts ?», se demande-t-il. 

Kailash Ramdhary soutient que, déjà, les petits planteurs ne reçoivent pas les Rs 25 000 promises par tonne de sucre, car ils ont à contribuer au CESS, destiné aux dépenses de diverses institutions, à l’assurance et aux intérêts sur des emprunts effectués par le Mauritius Sugar Syndicate (celui qui les paie pour le sucre produit). Au final, ils ne perçoivent qu’entre Rs 21 900 et Rs 22 700 pour chaque tonne produite. Il fait état aussi des subsides obtenus sur les fertilisants. «Nous obtenions 50 % des frais des fertilisants quand cela coûtait Rs 500 la pochette et maintenant que le prix est Rs 1 580, on n’obtient que Rs 500 de subsides, alors que si le ratio de 50 % était maintenu, nous aurions dû recevoir un peu moins de Rs 800.» 

Il déplore que les planteurs ne soient pas rémunérés séparément sur les sous-produits de la canne, notamment la mélasse, la bagasse et autre alcool, car tout est inclus dans les Rs 25 000. «Nous aurions dû obtenir Rs 6 000 sur ces trois sous-produits, ce qui aurait apporté des à des recettes de Rs 31 000 par tonne. Avec la main-d’oeuvre qui coûte de plus en plus cher, et avec la décision de ne pas nous accorder des subventions, c’est difficile pour les petits planteurs de survivre.» 

Une source à la MCIA soutient que dans le dernier Budget, il y avait une somme de Rs 55 millions prévue pour les subventions. Or ce budget est épuisé, car il y a eu un nombre considérable de demandes de subvention. Afin de ne pas pénaliser les planteurs, la BDM vient à leur rescousse en leur offrant des prêts à un taux de 2 % par an.

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