Examens du PSAC et de Cambridge: ces candidats qui ne veulent pas perdre une année scolaire

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Ils sont en Grade 5, 10 ou 12 et ont décidé de tenter leur chance au PSAC, SC ou HSC. En effet, ne voulant pas perdre une autre année scolaire, ces élèves prennent part à ces examens cette année. Des épreuves qui ont commencé cette semaine et ont reposé sur une préparation ardue. Reportage.

«C’était très difficile au début. Il fallait réviser et faire le nécessaire. J’ai commencé mes examens cette semaine et d’autres suivront pour le Primary School Achievement Certificate (PSAC) en octobre. Je me sens bien préparé mais un peu stressé», avoue Lucas. En Grade 5, il prend part aux examens de Grade 6 du 18 au 21 octobre comme candidat privé. Le 22 septembre, il a participé au Modular Assessment de sciences et d’histoire-géographie du Grade 5. Il a dû relever un défi colossal de combiner le cursus scolaire de Grade 5 tout en préparant celui du PSAC.

Comment a-t-il fait ? «Depuis que je suis en Grade 4, j’ai travaillé le programme de Grade 5 avec mes parents, ce qui était alors un peu plus facile pour moi. Pour le Grade 6, c’était un peu plus difficile mais mes parents m’ont bien aidé. C’est grâce à eux que je suis arrivé à ce niveau-là», souligne Lucas. D’ailleurs, comme en témoigne son père, afin qu’il puisse participer au PSAC tout en étant en Grade 5, cela a demandé une grande réorganisation. «Nous l’avons encouragé à prendre part aux examens de Grade 6 pour ne pas perdre une année. Puis, mon fils travaille bien et possède les capacités pour le faire.»

Ainsi, pendant une année, les parents et Lucas ont eu fort à faire. D’autant qu’au terme d’une réunion à l’école, le père a appris que l’enseignante de son fils allait se focaliser uniquement sur le programme de Grade 5 et non de Grade 6. «Nous ne lui avons pas fait prendre de cours particuliers et l’avons encadré personnellement à travers des livres et questionnaires précédents. Il a aussi participé aux mock exams. C’était un gros travail. Une année de sacrifices. Dès qu’on revenait du travail, on s’occupait de la préparation de notre fils», précise ce dernier, qui est aussi papa d’une fille de 15 ans, candidate au National Certificate of Education (NCE).

«Les enseignants particuliers de ma fille l’ont encouragée dans cette voie. Ils nous ont dit qu’elle pouvait prendre part aux examens en avance.»

De son côté, Steffie St-Flour, 16 ans, élève de Grade 10, est candidate au School Certificate (SC). Ses examens ont débuté le 21 septembre. «C’était comme avoir le pied dans deux classes à la fois, soit les Grades 10 et 11. Le stress est accentué. Heureusement, j’ai été soutenue par mes enseignants», explique cette candidate du collège Royal de Port-Louis. Pour elle, l’objectif de participer en avance à ces épreuves de Cambridge est d’abord d’essayer. «C’est aussi pour avancer dans ma scolarité et récupérer une année sur mon parcours», indique-t-elle. Elle se prépare à l’épreuve de français prévu demain.

Selon l’adolescente, l’extension du calendrier scolaire lui a été un gros avantage. «J’ai pu compléter le cursus. Je ne m’imaginais pas pouvoir prendre part aux examens du SC cette année. Aux mock exams, j’ai obtenu 4 crédits. Je n’étais pas très confiante dans deux matières. Là, j’ai redoublé d’efforts», poursuit-elle. Son choix de participer au SC en avance relève également de sa volonté de s’inscrire à l’université à l’âge qu’elle s’était fixé. Elle ambitionne des études en finance ou en droit.

Sania Khodabux, élève du collège Royal de Curepipe, met également les bouchées doubles pour les épreuves du SC. «Les enseignants particuliers de ma fille l’ont encouragée dans cette voie. Ils nous ont dit qu’elle peut prendre part aux examens en avance. Elle a adhéré à davanatge de cours particuliers. Sania s’est beaucoup investie dans cette préparation. Ces derniers temps, elle a révisé et travaillé sur les questionnaires précédents jusqu’aux petites heures du matin», confie son père, Safick Khodabux.

Durant la semaine écoulée, la jeune fille avait des examens de Grade 10 avant d’enchaîner avec les épreuves du SC. Le père de famille évoque des différences pédagogiques entre le mode d’enseignement à l’école et aux cours particuliers, surtout en termes d’explications. D’où le fait que l’élève ait maximisé ses «leçons». «En sus des encouragements de mes enseignants particuliers, mes parents m’ont beaucoup soutenue. J’en ai informé le recteur et entamé les démarches pour participer au SC en avance. J’ai complété 95 % de mon cursus individuellement. À l’heure actuelle, je révise avec des questionnaires des années précédentes», précise Sania Khodabux. Pour elle, il incombe de saisir sa chance en 2022 au lieu de 2023 pour le SC pour ne pas cumuler du retard dans sa scolarité.

En sus du SC, au Higher School Certificate (HSC) également, des candidats de Grade 12 ont choisi d’y participer cette année au lieu d’attendre 2023, souligne un recteur. Face à la perte d’une autre année scolaire, les élèves ont voulu réagir, soutient-il. Ces candidats sont-ils pour autant prêts ? «Nous avons trois élèves qui le font en HSC. Les enfants ont exprimé leur engouement. C’est quand même une motivation personnelle. Cette envie de prendre les examens ne veut pas forcément dire qu’on est prêt. Ils ont participé aux mock exams. Ils ont voulu se dépasser. Notre devoir demeure de les accompagner.»

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