Réouverture: les discothèques entrent de nouveau dans la danse

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Les boîtes de nuit ont rouvert leurs portes le 1er juillet, fermées depuis mars 2020.

Les boîtes de nuit ont rouvert leurs portes le 1er juillet, fermées depuis mars 2020.

Après un an et demi de fermeture, elles vibrent de nouveau au rythme du chiffre d’affaires. Depuis le 1er juillet, les discothèques sont autorisées à reprendre leurs activités, avec la fin des restrictions sanitaires. Comment les Mauriciens ont-ils réagi à cette réouverture ? Quel impact sur les prix face à la hausse du coût de la vie ? En piste. 

«Franchement, cela fait beaucoup de bien d’avoir retrouvé nos clients. C’était très dur de rester fermé depuis pratiquement deux ans. Quand vous êtes responsable d’événementiel et qu’il n’y a pas d’événement, c’est triste. C’était travailler dans l’incertitude. Maintenant, on est vraiment heureux de renouer avec nos convives», déclare d’emblée Gilliane Pernet, responsable de l’événementiel et du marketing de Lakaz Cascavelle. 

Cet établissement, qui fêtera ses huit ans d’existence en octobre, a accueilli ses premiers fêtards le 1er juillet suite au retrait des restrictions sanitaires, qui signifiaient une fermeture des boîtes de nuit depuis mars 2020. «Les clients attendaient cette reprise avec impatience. Dès le premier week-end de la réouverture, nous avons retrouvé une centaine d’habitués ainsi que beaucoup de nouvelles têtes», confie-t-elle. 

Pour sa part, Dyana Ramsamy, propriétaire et gestionnaire du Safari Bar, indique que le retour des clubbers s’est bien passé. «C’est un peu comme une maman qui retrouve son enfant après quelque temps. Je ne peux décrire cette émotion. Mais j’appréhende un peu quand même l’après car là c’était l’effervescence de la réouverture avec la levée des restrictions sanitaires. Il y avait une affluence, on aurait dit un 31 décembre !» Elle espère que cette tendance va se maintenir. Dyana a rouvert les portes de son établissement les 1er, 2 et 3 juillet. Le premier jour, elle a accueilli environ 200-300 personnes. Idem le dimanche 3 juillet. Et le samedi 2 juillet, il y avait plus de 1 000 personnes sur la piste. Il faut dire que pour marquer le coup, elle avait déjà prévu en amont une prestation de l’artiste Blakkayo… 

Du côté du Big Willy’s, s’était également la grosse affluence. Les Mauriciens n’ont pas boudé leur plaisir. «Depuis un an et demi, nous n’avons pu travailler. Les clients trépignaient d’impatience à l’idée de revenir chez nous. Avec la limite de 50 personnes au niveau du restaurant, on était obligé de restreindre l’accès. La fin des restrictions sanitaires a redonné la joie de vivre aux clients», affirme la direction de l’établissement. On y comptait environ 200 convives au 1er juillet et 300 le 2 juillet. 

Deux ans après la reprise des opérations des boîtes de nuit, quels changements nos intervenants ont-ils noté, surtout face à la hausse du coût de la vie, des boissons, de la nourriture ? Selon Gilliane Pernet, les prix ont dû être revus, notamment pour les boissons. Les cartes ont été retravaillées, par rapport aux augmentations qui plombent le porte-monnaie. «On est très juste vis-à-vis de nos clients. Si le gouvernement majore les prix de 15 %, on fait de notre mieux pour que ce taux ne soit pas trop dur à encaisser, on essaie de travailler les marges. C’est plus du back-office à ce moment-là. Il y a un gros travail derrière», explique-t-elle. Pour les menus, l’enseigne essaie de proposer des plats abordables tout en respectant la qualité. «Pour la réouverture, nous avons travaillé sur une nouvelle carte en adéquation avec les goûts des clients. On propose des steaks, des burgers et toujours la crème brûlée, des incontournables.» 

Quant à Dyana Ramsamy, elle évoque des réajustements tarifaires. «On n’a pas fait comme les autres. Puisqu’on entendait que les discothèques allaient rouvrir en octobre 2021, on avait déjà changé la carte et l’a maintenue malgré les autres hausses successives. Évidemment, la vie devient plus chère. On voudrait permettre aux gens de pouvoir venir tous les week-ends», affirme-t-elle. 

Du côté de Big Willy’s, notre interlocuteur affirme qu’avec la cherté de la vie, les Mauriciens réfléchissent davantage avant de dépenser. Selon ses estimations liées au week-end de réouverture, la consommation est impactée. Avant de se déplacer, les clients évaluent les possibilités et partagent même un véhicule si besoin est. «En termes de boissons, les prix ont été revus. Au niveau des plats, vers mars-avril dernier, il y avait une hausse sur les viandes et la volaille. On devra bientôt revoir notre menu suite aux nouvelles majorations. Mais on ne veut pas non plus perdre nos clients.» 

Quid des frais d’entrée ? D’après Gilliane Pernet, l’établissement privilégie un système d’entrée gratuite pour tous autant que possible. Vendredi dernier, c’était d’ailleurs le cas. Mais hier, par exemple, les frais étaient à Rs 200 par personne après minuit. «On essaie de maintenir les tarifs autour de Rs 200 à Rs 250 au maximum par homme ou femme pour l’entrée. Cela varie selon la soirée. Avant, ça coûtait moins. Maintenant, les artistes ont aussi des frais plus élevés et le coût de la vie augmente parallèlement. On essaie de s’aligner en fonction de cela.» 

Selon la responsable du Safari Bar, les vendredis, l’entrée est gratuite pour tous. Les samedis, comme des prestations artistiques sont au programme, l’accès est alors payant. Mais c’est jouable dépendant des soirées organisées. «Par exemple, de l’ouverture à minuit, l’entrée peut être gratuite pour les femmes. On est flexible et on peut proposer des offres comme deux entrées gratuites sur un groupe de dix personnes», confie-t-elle. 

Au Big Willy’s, on n’applique «pas vraiment» de tarif d’entrée. Pour les «grosses soirées», une sélection se fait à la porte, par rapport aux tenues des invités ainsi que leur niveau de sobriété…

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