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Policiers tatoués: les deux parties ne veulent pas céder

22 mars 2022, 18:00

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Policiers tatoués: les deux parties ne veulent pas céder

Bras de fer entre le commissaire de police et les policiers tatoués. Cela, bien que les critères pour intégrer la force policière indiquent que les tatouages sur les parties visibles du corps ne sont pas autorisés. Ceux qui en possèdent disent que c’est pour se fondre aisément lors des exercices d’infiltration. 

Mais le commissaire de police, Anil Kumar Dip, est catégorique : les policiers devront se plier aux règlements ou ils feront l’objet de sanctions disciplinaires. Ces derniers ont deux mois, à compter du 12 mars, pour enlever leurs tatouages. L’express a recueilli les témoignages de quelques-uns concernés sous le couvert de l’anonymat. 

Mauvaises personnes ? 

Burty, qui est policier depuis une dizaine d’années et est posté à la police criminelle depuis environ cinq ans, a un bras recouvert de tatouages. Une vraie passion pour le jeune homme. Son premier a pris place sur sa poitrine lorsqu’il était encore mineur. 

Plus tard, il a intégré la police mais a continué à se faire tatouer pour marquer les événements importants de sa vie. «Je me suis fait tatouer les prénoms de mes trois enfants, leurs dates de naissance et des dessins qui me correspondent. Ces tatouages me sont chers et m’ont coûté une fortune. Le détatouage est un long processus. Je ne comprends pas pourquoi on se concentre sur ce point alors qu’il y a des problèmes plus importants à régler dans la force policière.» 

Burty confie qu’il n’a jamais causé d’ennuis dans son métier. «Je suis un hard worker et j’apporte des résultats. Si on veut me sanctionner pour mes tatouages, eh bien soit.» 

C’est également l’avis de Vishal. «Est-ce que nos tatouages font de nous de mauvaises personnes ? Dan lapolis, bokou pa ézité pran bribe, ki péna manier kozé, ki bwar, britaliz sivil ek sirtou ki népli kapav fer okenn zéfor, mé tousala zot aksepté, selman tatwaz ki pa bon. Kan nou pé pas pou vakabon nou amenn rézilta lerla nou bon.» Il indique que partout dans le monde, le tatouage est autorisé. Mais Maurice veut faire exception. 

Sanjana, elle, est aussi confuse. Elle ne veut pas être sanctionnée mais ne veut pas non plus enlever le tatouage qu’elle arbore sur son avant-bras en hommage à son bébé décédé. «Je porte le prénom de ma fille. C’est un peu comme si elle était toujours là. Ce tatouage est d’une valeur inestimable.» Elle souhaite que le commis- saire de police trouve un consensus pour apaiser ceux concernés par cette décision. 

Sollicité pour une réaction, un haut gradé explique que le tatouage n’a jamais fait partie de l’uniforme et que les policiers doivent montrer une image irréprochable. «Dans la section 110 des Standing Orders, il est clairement écrit que : ‘Police officers will not wear ornaments, emblems or piercings when in uniform. No tattoo in the visible part of the body is allowed.’ Ils sont bien au courant de ce règlement, alors.»