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Mahesswarnath Luchoomun: «Les appréhensions ne sont pas justifiées»

19 septembre 2016, 20:00

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Mahesswarnath Luchoomun: «Les appréhensions ne sont pas justifiées»

La révision de la Private Secondary Schools Authority (PSSA) Act suscite la grogne parmi les managers des collèges privés et syndicats. Quelle est l’utilité de réviser cette loi cette année ?

Les représentants des managers et les syndicats auront toujours une plateforme pour les discussions et contributions à la PSSA, à travers les comités consultatifs prévus dans la législation. La révision de la loi était déjà prévue dans le programme gouvernemental 2015-2019. Il faut savoir que cette révision est aussi motivée par les recommandations émanant de l’Office of Public Sector Governance et de la Corruption Prevention Review de l’Independent Commission Against Corruption.

Les deux rapports exigent, par souci de bonne gouvernance, la revue de la composition du board. Un plan d’action pour l’application des recommandations avait été remis au ministère de l’Éducation. La norme de la bonne gouvernance stipule que les opérateurs ne peuvent siéger au conseil d’administration d’une instance régulatrice. C’est le cas à la Financial Services Commission, à l’Information and Communication Technologies Authority et d’autres régulateurs.

Pensez-vous que leur colère soit justifiée ?

Pas du tout ! Ces appréhensions ne sont pas justifiées car la PSSA a toujours travaillé en concertation avec les différentes parties prenantes et ce, depuis des années. Les managers et les représentants syndicaux auront toujours un rôle prépondérant à jouer dans les instances appropriées (comités consultatifs) qui seront mises sur pied.

Leurs recommandations seront-elles retenues? Y a-t-il moyen de trouver un consensus ?

La législation a été présentée au Parlement, débattue et adoptée. Il y a eu des rencontres avec les managers au niveau du ministère avant l’adoption de la législation et à nouveau la semaine dernière. Les managers ont été rassurés.

Des mauvaises langues dénoncent le fait qu’une somme importante a été prévue dans le budget pour la PSSA. Elles citent un «conflit d’intérêts» parce que vous êtes l’époux de la ministre de l’Éducation. Que répondez-vous à ces critiques et comment cette somme sera-t-elle déboursée ?

Le budget de la PSSA, cette année, est d’un montant de Rs 77 millions et celui de l’année dernière était de Rs 74,72 millions. Cette augmentation d’à peu près Rs 2,5 millions est pour le paiement des salaires après le rapport du Pay Research Bureau. Le budget capital a bénéficié d’une augmentation de Rs 10 millions pour la rénovation du bâtiment de la PSSA. La somme sera déboursée à travers le mécanisme existant. De toute façon, la PSSA est une institution qui opère selon les paramètres légaux et les normes de la bonne gouvernance.

Avec la révision de la PSSA Act, quels autres changements prévoyez-vous par rapport à la PSSA ?

L’amendement à la législation s’articule autour de trois axes majeurs. Notamment (1) la consolidation de la législation ; (2) la mise sur pied de plates-formes pour les consultations avec les parties prenantes ; et (3) la réactualisation de la fonction de l’inspection pédagogique afin de promouvoir une éducation de qualité.

Une unité ayant la responsabilité de l’orientation professionnelle ainsi qu’une Counselling Unit seront mises sur pied pour un meilleur encadrement des apprenants. Cela requerra le recrutement de personnel additionnel, tels des psychologues et ou encore des Educational Social Workers. L’inspection pédagogique sera également réintroduite. Tout cela se fera par étape.