Fin du litige opposant les habitants de Chinatown à la mairie de Port-Louis. Un site alternatif a été identifié pour reloger les marchands ambulants, après que la municipalité eut décidé de leur octroyer le lopin de terre destiné à la construction d’un centre socioculturel dans le quartier chinois.
Les habitants de Chinatown peuvent se réjouir. La municipalité de Port-Louis abandonne l’idée de reloger les marchands ambulants à 87, route Royale, Port-Louis, privilégiant plutôt le projet initial : la construction d’un centre socioculturel destiné aux habitants du quartier chinois.
Entre-temps, la mairie de Port-Louis a trouvé un nouvel emplacement pour les marchands de rue. Il s’agit de l’aire de stationnement des camions et autres poids-lourd située à la Gare du nord. C’est ce que nous a appris Audie Travailleur, lord maire adjoint, qui assure la suppléance de Mahmad Khodabaccus, qui était jusqu’à hier jeudi 14 avril en déplacement à l’étranger.
«Nous avons beaucoup de sites alternatifs à Port-Louis. Nous avons déjà fait une demande auprès du ministère des Terres et du Logement pour qu’il nous alloue cet emplacement à la Gare du nord afin de reloger les marchands ambulants», a-t-il déclaré.
Avant d’ajouter que le ministère de tutelle leur a récemment donné un autre lopin de terre, à savoir l’ancien emplacement de la National Transport Authority (NTA), pour reloger les marchands ambulants de la gare Victoria et autres marchands de rue.
Concernant Chinatown, Audie Travailleur avance qu’une réunion se tiendra aujourd’hui en présence du lord-maire pour discuter de la marche à suivre autour du projet d’un centre socioculturel. Ce dernier en est convaincu qu’il s’agit là «d’une très belle idée qui servira aux habitants de la capitale, en particulier ceux du quartier chinois». Car, dit-il, ce centre offrira plusieurs facilités, dont un dispensaire, une salle de danse ainsi que la possibilité de pratiquer du tai-chi, entre autres.
Pour sa part, Armand Ah-Kong, président de la Chambre de Commerce Chinoise, soutient que les promoteurs du projet n’attendent plus que l’accord des autorités pour que le terrain leur soit alloué, afin qu’ils puissent gérer à bien le centre socioculturel de Chinatown.
En ce qui concerne son financement, la Chambre de Commerce Chinoise dit avoir déjà approché la municipalité de Foshan pour aider à la concrétisation du centre : «Mais on ne dépendra pas uniquement de l’aide de Foshan ou de la mairie. La Chambre travaille également pour la communauté chinoise de Chinatown et nous y apporterons notre contribution», a-t-il ajouté.
Shakeel Mohamed, ministre de l’Emploi et député de la circonscription est quant à lui satisfait. Celui qui dès le départ a objecté aux plans de la mairie à Chinatown, se réjouit qu’il n’y ait plus de mésentente et que la municipalité et les habitants soient désormais sur la même longueur d’onde.
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