La marche des jeunes dans la capitale n’a pas réuni  les  15 000 personnes attendues par les organisateurs. Toutefois les participants étaient enthousiastes pour réclamer un changement de société. Présence remarquée de nombreux quinquagénaires qui ont connu d’autres manifestations dans le passé.
Quelque 3000 Mauriciens, jeunes et moins jeunes ont répondu à l’appel du groupe Wanted : 15 000 Youngsters to Save OUR Future ». Ce collectif de Facebookers avait  lancé un appel  sur le réseau social via Internet pour que 15 000 jeunes se réunissent à Port-Louis afin de dire non à l’état actuel des choses sur le plan sociopolitique dans le pays.
En cette fin de matinée du samedi 10 septembre, de nombreux jeunes et d’autres Mauriciens, parmi de quinquagénaires avaient déjà pris place devant le Centre social Marie Reine de la Paix.  Dans la foule, on pouvait voir des visages connus : l’ancien ministre Jean François Chaumière, le sociologue Malenn Oodiah, l’ancien conseiller municipal Noël Pointu, et le politique Jean Michel de Senneville entre autres.
Un mélange de nostalgie et de fraîcheur. On voyait des adultes qui ont connu d’autres manifestations discuter avec des jeunes. Plus loin, Ashok Subron de Resistans ek Alternativ réunissait ses amis. Il portent tous un T-shirt arborant le logo du collectif « Wanted : 15 000 Youngsters to Save OUR Future « . Le slogan « Aret zwe ek nou lavenir » y est inscrit.
A 11h45, le nombre de personnes présentes était loin des objectifs fixés par les organisateurs. L’un d’eux, Joël Toussaint a pris la parole  pour demander qu’on attende ceux qui sont en route. Utilisant un porte-voix, il a demandé  à ceux présents de patienter. «  Nous allons démarrer la marche à midi pour nous  rendre à la Cathédrale Saint Louis », dit-il.
Entre temps, dans la foule des volontaires distribuent un tract qui se veut être le manifeste du collectif. Rédigé en kreol et en anglais, il est intitulé « SEKI NOU LE.  » Les 20 revendications qui y sont présentées vont de la demande pour une économie solidaire à la lutte contre la corruption en passant par l’affirmation de la diversité culturelle.
Intervenant quelques minutes après midi, sur les ondes de Radio One, Jameel Peerally un animateur du collectif, n’a pas caché sa déception devant l’assistance loin de ses objectifs: « Le nombre n’est pas  ce qui compte, l’essentiel ce que ces Mauriciens qui sont présents sont là avec leur cœur ». Il a poursuivi pour dire sa satisfaction d’avoir pu provoquer un réveil chez des Mauriciens « pour dire non à la politique malsaine » Il a critiqué les politiciens plus particulièrement ceux du gouvernement. « Ces gens sont restés au pouvoir trop longtemps», a-t-il dit.
La procession s’est mise en route vers 12h15 pour se diriger vers la Cathédrale Saint-Louis en empruntant les rues Edith Cavell et John Kennedy.
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